Archive for the Pop Category

Django Django

Posted in Electro, Pop, Psychedelic, Surf with tags , on 24 avril 2012 by ludall

Django Django.

Derrière ce nom se cache 4 jeunes britanniques qui viennent nous offrir un des albums pop les plus intéressant et excitant  de cet exercice 2012. Le quatuor a trainé ses guêtres sur les bancs de l’art school d’Edimbourg et aura mis près de quatre années (et quelques single pour se faire les dents) pour nous proposer ce petit bijou de pop électronique psychédélique

Car c’est bien cela dont il est question ici, de musique pop mutante tout droit sortie des 60’s mais façonnée à la lumière des machines d’aujourd’hui.

La franche réussite de ce premier essai consiste à faire cohabiter les Beach Boys, Talking Heads et Hot Chip dans un seul et même album, sans pour autant amener l’auditoire à l’indigestion.

Pari plus que gagné pour les compères qui dans cet opus d’une cohérence rare nous transporte grâce a des harmonies vocales imparables, des rythmiques implacables et ces riff de guitare si caractéristiques et qui sentent bon la wax et le sable chaud.

Chaque morceau fourmille d’idées, respire la joie et l’amour…l’hédonisme et le psychédélisme (supposés) des années 60. Les titres sont brillants, joyeux, jouissifs, ludiques, spontanés, entêtants, euphoriques…à écouter sans modération.

J’avais peur d’une hype journalistique à destination des gentils hipsters…il n’en est rien et on est face a un des meilleurs albums de l’année, un album lumineux.

Vivement l’été !

Quelques illustrations sonores :

Toujours pour le coté surf music du 21ème siècle mais a en version française, en souvenir d’un récent concert en compagnie d’un mangeur de cannellonis et d’un adepte de la danse des épaules.

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WhoMadeWho

Posted in Electro Rock, Electropop, Pop, Rock with tags , , on 2 novembre 2011 by ludall

Petit billet pour une petite reprise par un groupe danois plus que sympathique d’une chanson bien moisie…en souvenir d’une folle soirée avec Mr 43 au Libertine Supersport à Brux-Hell

 

Pour rappel WMW c’est un album mélangeant avec brio electro rock sur des envolées disco sorti sur l’excellent label Gomma en 2009, ou comment transcender les genres pour délivrer un joyau de pop futuriste.

Et ce merveilleux single emprunt d’une douce mélancolie, Keep me in my plane

 

C’est également Knee Deep, un album sorti en deux parties chez Kompakt cette année (on attend toujours la 2eme partie a priori plus dansante) ou la part belle est faite aux mélodies électroniques mais dans une approche plus sombre et austère que sur le précédent, sans pour autant nous livrer un album mortifère.

 

Every Minute Alone ou ils semblent avoir croisé Dave Gahan au détour d’une ruelle

 

Two Feet Off Ground diablement efficace et son clip cheap d’un dancing Thom York

 

 

 

Metronomy – The English Riviera

Posted in Electro Rock, Electropop, Pop with tags , , , on 18 octobre 2011 by ludall

Metronomy c’est avant tout une énorme claque reçue en 2008 à l’occasion de la sortie de Night Outs, deuxième album mixant à la perfection musique pop et électronique avec force et vigueur à grand coup de synthés et de batterie électronique renvoyant nombre de leurs condisciples à leurs chères études (Les klaxons et la scène nu-rave si vous m’entendez)

Entre temps, le trio est devenu quatuor en accueillant en son sein deux nouveaux membres (batterie / basse) qui ne sont pas pour rien dans la nouvelle orientation sonore donnée au groupe.

The English Riviera, sorti ce printemps, est un album fantasmé autour du Devon, région anglaise ou est née et a grandi Joseph Mount, mortellement ennuyeuse, qu’il s’imagine comme une nouvelle riviera française.

Night Outs était une ode au monde de la nuit et à ses excès et ce nouvel album pourrait s’avérer décevant à la première écoute pour ceux qui espéraient une resucée et pour qui le changement ne peut être que négatif.

Les productions se font ici plus ambitieuses et la folie a fait place au calme, à l’introspection ou chaque morceau est ciselé tel un petit bijou pop.

Ce disque semble intemporel, comme s’il faisait partie depuis toujours de la bande son de notre existence, nous rappelant à des émotions, des senteurs, des images.

Il se révèle, passée la première surprise, très adictif, voir obsédant et on ne peut que se laisser gagner par cette douce et joyeuse mélancolie qui le berce tout du long.

Pour autant il ne s’agit pas d’un album suranné dans la mesure où les mélodies semblent tout droit sorties des 60’s, des 80’s mais surtout du futur.

Avec des titres comme Corinne ou The Bay le quatuor nous rappelle que sous ses faux airs de Lord anglais ce cache bel et bien une âme rebelle pour un album qui prend une autre dimension sur scène grâce a des réarrangements et un bon jeu de scène pour des concerts parfois épiques (Calvi 2011 et un nez qui saigne) quand le cadre s’y prête (Cf Slash et les arènes de Nîmes beaucoup trop grandes)

Ce disque majeur de l’année 2011 est une invitation au repos, au farniente, bande son parfaite pour l’été au volant d’une vieille décapotable longeant la méditerranée, mais il s’accordera parfaitement aux premiers frimas de l’automne, j’en suis certain.

Le dernier single : Eveything Goes My Way et son clip champètre

The Bay : un de mes morceaux préférés avec sa ligne de basse, les synthés en folie et un refrain entêtant. L’édit de Erol Alkan est dantesque

The look : premier single du nouvel album , épuré et tout en retenue

L’avenir de la pop passera par Janelle Monae

Posted in Nu Soul, Pop with tags , on 15 juillet 2010 by abeatbowl

Une claque. C’est franchement rare qu’un disque me fasse ça. C’est pourtant ce que j’ai ressenti à l’écoute de The Archandroid, premier album de la jeune Janelle Monae. Néo R’n’b, néo soul, néo pop. Ce disque devrait à coup sur faire avancer la black music et la pop en général. Bourré d’influences puisées dans les genres pré-cités, The Archandroid fait également référence au mythique film « Metropolis », de Fritz Lang. N’ayant pas vu la chose, je choisis de croire Janelle sur parole. Toujours est-il que cela se traduit par une ambiance clairement empruntée aux films de science-fiction sur la plupart des 17 morceaux.
Au delà d’être une grande réussite, The Archandroid est une disque unique. Une sorte de space opéra rétro-futuriste, baroque, vaste, envoûtant, fascinant, tout comme son auteur, qui, entre Outkast, Beyoncé, Prince, la Kelis des débuts et les vieilles divas soul, devrait se faire une belle place au Panthéon de la pop music. Promis juré.

A écouter,

– Sur MySpace : http://www.myspace.com/janellemonae

– Sur Spotify : Janelle Monae – The ArchAndroid